Page créée le 29 avril 2026, en complément et en actualisation du billet « L’apologie du case-report » publié en juillet 2011.
Pourquoi cette page — apologie revisitée, quinze ans après
En juillet 2011, j’écrivais sur ce blog une apologie du case-report — un plaidoyer pour ce format que la médecine fondée sur les preuves a longtemps relégué en bas de l’échelle. La langue française n’a toujours pas de traduction qui s’impose : cas clinique, cas rapporté, présentation de cas. L’anglais, lui, a tranché.
Quinze ans plus tard, le diagnostic n’a pas changé : un bon cas clinique reste l’une des meilleures façons d’apprendre la néphrologie. Les Case Records of the Massachusetts General Hospital du New England Journal of Medicine fascinent toujours autant — j’ai mis du temps à comprendre que ce n’est pas le diagnostic final qui m’intéresse, c’est la manière de raisonner pas-à-pas. Et chaque clinicien expérimenté garde, dans un coin de sa mémoire, la trace de quelques cas qu’aucune méta-analyse ne couvrira jamais.
Ce qui a changé en revanche, c’est l’environnement éditorial. Les CARE guidelines (care-statement.org) ont structuré l’écriture des cas et fait accepter par les comités de lecture qu’un case report bien rédigé n’est pas un récit de café du commerce. Plusieurs journaux — Clinical Kidney Journal, BMC Nephrology, Cureus, Case Reports in Nephrology, Frontiers in Nephrology — ont ouvert des rubriques dédiées. Deux éditoriaux récents (Raju, Rathi, Mahajan 2024 ; Tian, Ardiles, Block 2025) défendent ouvertement le format comme générateur d’hypothèses, particulièrement utile dans les maladies rares — un domaine où la néphrologie est richement servie.
Reste l’essentiel, qui n’a pas bougé : vous avez vu, entendu, traité, vécu des situations exceptionnelles — faites-en partager les autres.
L’étiquette : cas clinique
Les cas du blog, par thématique
Électrolytes et équilibre acide-base
- Hypernatrémie — mars 2010 — patiente psychiatrique, Na 184 mmol/l, diabète insipide néphrogénique au lithium.
- Alcalose métabolique sévère — janvier 2012 — pH 7.77 et IRA, cas présenté à des néphrologues, intensivistes et internistes.
- Un cas clinique d’hyperaldostéronisme primaire — août 2013 — patiente noire d’une soixantaine d’années, hypokaliémie, rapport aldostérone/rénine — présentation de la Dre Belén Ponte.
Atteintes glomérulaires
- Purpura rhumatoïde — mai 2011 — jeune patiente, considérations sur la prise en charge de la néphrite à PHS.
- Un cas de néphrite interstitielle aiguë — mars 2012 — NIA médicamenteuse, discussion du syndrome TINU — présentation du Dr Fabien Stucker.
Dialyse et complications iatrogènes
- Syndrome de lyse tumorale — janvier 2010 — dame de 76 ans, lymphome du manteau, IRA post-bendamustine, hémodiafiltration continue + rasburicase.
- Un cas inhabituel de colite en dialyse — quiz — septembre 2011 — colite à cristaux de Kayexalate® chez une diabétique dialysée, cas proposé par la Dre Catherine Stoermann.
Imagerie et pathologie rare
- Image du jour — juin 2011 — quiz à partir de coupes scannographiques rénales devant asthénie et perte pondérale.
- Malakoplakie rénale — juin 2011 — réponse au quiz : cellules de von Hansemann, corps de Michaelis-Gutmann, antibiothérapie prolongée.
Néphrologie héréditaire
- Néphropathie hyperuricémique juvénile familiale — février 2010 — entre dans la catégorie pour son ouverture par le cas princeps de Duncan et Dixon (1960), agriculteur anglais de 19 ans, qui a fondé l’identification de la maladie liée au gène UMOD.
Le manifeste
- L’apologie du case-report — juillet 2011 — pourquoi nous publions des cas, et pourquoi cela vaut la peine de persévérer face aux refus.
Cas publiés (présentations PDF et articles)
- Cas clinique — 4e réunion franco-romande de pathologie rénale (2011) — patiente 66 ans, IRA après préparation par Colophos®. → PDF
- Cas clinique — Purpura rhumatoïde (2011) — version diapositives. → PDF
- Bourquin V et al. Syndrome hémolytique et urémique suite à un traitement de gemcitabine. Rev Med Suisse 2008. → PDF
- Glomérulosclérose segmentaire et focale avec collapsus du flocculus induite par les bisphosphonates : présentation de deux cas et revue de la littérature — listé dans les archives néphrologiques.
- Malakoplakie rénale : une cause rare d’infiltration rénale pseudo-tumorale — La Presse Médicale, rubrique Lettre / Cas clinique.
Pour aller plus loin
- Agrawal V. How to write a case report in nephrology. J Med Case Reports 2016. doi:10.1186/s13256-016-0852-4 — référence pratique sur la structure d’un case report néphrologique.
- CARE guidelines — care-statement.org — la checklist à joindre à toute soumission, indispensable.
- Raju SB, Rathi M, Mahajan S. Editorial: Case reports in nephrology. Front Med 2024. doi:10.3389/fmed.2023.1278138
- Tian X, Ardiles L, Block CA. Editorial: Case reports in nephrology. Front Nephrol 2025. doi:10.3389/fneph.2025.1595978
Cette page sera mise à jour au fil des publications. Elle a été composée avec l’aide d’un assistant IA (Claude) pour la structuration et la recherche bibliographique. La sélection des sources, les angles cliniques et la responsabilité éditoriale restent les miens.







Merci pour la remarque, c’est juste : la réponse de principe méritait d’être posée plus clairement. Oui, en règle générale,…