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Voici l’excellente présentation du Dr Thomas Ernandez et de la Dr Catherine Stoermann.

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4 réponses à « Approche physiopathologique du diagnostic et du traitement de la lithiase rénale »

  1. Avatar de Grégoire TRANCHAT
    Grégoire TRANCHAT

    Article passionnant, merci. Côté patient, j’ai surtout retenu l’importance du pH urinaire : pour mes calculs d’acide urique, c’est l’alcalinisation qui a vraiment tout changé, bien plus que la seule baisse des purines. Est-ce que l’eau de Vichy garde un intérêt en pratique, ou vaut-il mieux passer au citrate de potassium d’emblée ?

    1. Avatar de Dr Vincent Bourquin

      Vichy alcalinise efficacement ; la charge en bicarbonate de sodium n’est pas problématique en soi (ce n’est pas du NaCl).
      Citrate de potassium reste préféré pour une alcalinisation plus stable et titratable, et offre un effet inhibiteur de cristallisation supplémentaire.
      Les deux sont compatibles ; le citrate est le traitement de référence pour une prise en charge durable.

  2. Avatar de Grégoire TRANCHAT
    Grégoire TRANCHAT

    Merci pour cette mise au point, c’est rare de trouver une synthèse aussi lisible sur le sujet. Suivi depuis quelques années pour une hyperuricémie avec deux ou trois crises de goutte, j’ai mis du temps à faire le lien avec mes calculs — c’est le même acide urique au fond. Mon médecin insiste beaucoup sur l’alcalinisation des urines ; auriez-vous un repère de pH urinaire à viser pour favoriser la dissolution des calculs uriques ?

    1. Avatar de Dr Vincent Bourquin

      Oui, le lien est direct : calculs uriques et goutte articulaire partagent la même physiopathologie (hyperuricémie, uricosurie).
      Pour la dissolution des calculs uriques, le pH urinaire cible est 6,0–6,5.
      Quelques repères pratiques :

      En dessous de 5,5, l’acide urique précipite facilement (pKa ~5,35)
      Entre 6,0 et 6,5, la solubilité augmente très significativement et les calculs existants peuvent se dissoudre
      Au-dessus de 7,0, on favorise en revanche la précipitation de phosphate de calcium — donc pas question de viser un pH trop alcalin

      L’alcalinisation se fait classiquement au bicarbonate de sodium ou au citrate de potassium (ce dernier ayant l’avantage de ne pas augmenter la charge sodée). La mesure du pH urinaire plusieurs fois par jour (bandelette) est utile pour ajuster les doses, idéalement sur les urines de 2e miction du matin et en milieu de journée.

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