Nephro.blog

Le blog d’un néphrologue

Suppléments à base de plantes et rein

Article publié initialement le 19 décembre 2011, refondu en mai 2026 à la lumière du guideline KDIGO 2024 sur l’IRC, des publications récentes sur les acides aristolochiques, la carambole, le curcuma, le CBD et la levure de riz rouge, et pour répondre aux questions revenues régulièrement dans les commentaires depuis quinze ans.

Une croyance tenace veut qu’un produit « naturel » soit forcément sans danger. Pour le patient ayant une insuffisance rénale chronique (IRC) ou transplanté rénal, c’est rarement vrai. Le rein élimine la plupart des principes actifs et de leurs métabolites ; quand il ne le fait plus, certaines plantes accumulent leur toxicité, et chez le transplanté plusieurs interagissent avec les inhibiteurs de la calcineurine au point de menacer le greffon.

Le guideline KDIGO 2024 consacre désormais une figure entière (figure 45) aux plantes et compléments à risque néphrotoxique, organisés par continent d’origine, et inscrit la nephrotoxin stewardship parmi les piliers de la prise en charge de l’IRC [1]. Le message à retenir : recenser systématiquement la consommation de phytothérapie chez le patient rénal, au même titre que ses médicaments.

Usage culinaire ou supplément concentré : la distinction qui change tout

La question revient inlassablement dans les commentaires depuis 2011 : « Puis-je continuer à utiliser du gingembre, du curcuma, du paprika dans ma cuisine ? »

Oui. Une pincée d’épice dans une sauce, un morceau de gingembre frais râpé, du curcuma sur les légumes, des herbes aromatiques en assaisonnement : aucune raison de s’en priver. C’est même une excellente alternative au sel chez les patients dialysés.

Ce que cet article met en garde, ce sont les suppléments concentrés — gélules, extraits standardisés, tisanes très concentrées prises pendant des semaines, « cures » à visée thérapeutique. À ces doses, certains principes actifs accumulent une toxicité réelle ou interagissent avec les médicaments. Règle simple : se méfier de ce qui se vend en flacon, gélule ou ampoule à visée « santé », sans changer ses habitudes culinaires raisonnables.

Plantes franchement néphrotoxiques

Acides aristolochiques — la leçon belge

C’est l’addition la plus importante depuis 2011. Les acides aristolochiques (AA), présents dans plusieurs espèces du genre Aristolochia et Asarum utilisées en médecine traditionnelle chinoise et balkanique, sont à l’origine d’une néphropathie tubulo-interstitielle progressive avec atrophie tubulaire et fibrose interstitielle massive [2].

L’histoire est restée célèbre : à Bruxelles entre 1990 et 1992, plus de 100 femmes ayant pris une préparation amaigrissante où Stephania tetrandra avait été remplacée par Aristolochia fangchi ont développé une insuffisance rénale terminale, et environ la moitié d’entre elles un carcinome urothélial [3]. Le mécanisme cancérogène — formation d’adduits ADN-aristolactame — laisse une signature mutationnelle détectable des décennies après l’exposition.

L’AA est également la cause de la néphropathie endémique des Balkans (Croatie, Serbie, Bosnie, Roumanie, Bulgarie), où la contamination du blé par Aristolochia clematitis dans les champs paysans explique l’épidémie [4].

L’aristoloche est interdite en Suisse et dans l’Union européenne depuis 2001, mais reste accessible par internet et dans certaines préparations rapportées de voyage. À rechercher systématiquement à l’anamnèse devant une fibrose tubulo-interstitielle inexpliquée, surtout si histoire d’amaigrissement, d’arthralgies ou de remèdes traditionnels asiatiques.

Plantes laxatives anthraquinoniques en usage prolongé

Aloès (suc), bourdaine, cascara, séné, rhubarbe : prises en cure prolongée (>8 semaines), elles entraînent pertes hydro-électrolytiques (hypokaliémie) et mélanisme du côlon. L’hypokaliémie chronique aggrave une néphropathie sous-jacente. Usage occasionnel acceptable, usage chronique à proscrire.

Préparations chinoises ou ayurvédiques non identifiées

Le problème n’est pas tant la plante elle-même que la qualité du produit : substitution d’espèces (cf. l’histoire belge), contamination par métaux lourds (plomb, mercure, arsenic), adjonction de médicaments occidentaux non déclarés (corticoïdes, AINS, sildénafil). Plusieurs séries sur les médicaments ayurvédiques achetés en ligne ou rapportés de voyage ont montré jusqu’à 20 % des produits contaminés au plomb, au mercure ou à l’arsenic [5]. À déconseiller en bloc si l’origine et la composition ne sont pas certifiées.

Levure de riz rouge (Monascus purpureus) — illicite en Suisse

Issue de la fermentation du riz par Monascus purpureus, la levure de riz rouge contient des monacolines dont la monacoline K est chimiquement identique à la lovastatine. Effets indésirables prévisibles : rhabdomyolyse avec insuffisance rénale aiguë, hépatotoxicité, et néphrotoxicité directe par contamination possible à la citrinine, mycotoxine néphrotoxique produite par certaines souches.

L’EFSA confirme dans son actualisation de février 2025 que des effets graves surviennent dès 3 mg/jour de monacoline K, sans dose journalière sûre identifiable [6]. L’UE a limité depuis 2022 les compléments alimentaires à <3 mg/j avec étiquetage d’avertissement. Swissmedic et l’OSAV ont déclaré ces préparations illicites en Suisse dès 2014, position réaffirmée en janvier 2026 — ni denrée alimentaire, ni complément, ni médicament autorisé. Elles restent achetables en ligne ; à rechercher activement chez les patients dyslipidémiques en IRC tentés par une « alternative naturelle aux statines ». Les interactions sont celles de la lovastatine (CYP3A4 — donc pamplemousse, macrolides, ciclosporine post-greffe).

Aliments à proscrire en IRC avancée

Carambole (Averrhoa carambola) — risque vital méconnu

La carambole, ou « star fruit », est devenue le grand sujet absent de l’article de 2011. Le fruit contient deux toxiques : acide oxalique (néphrotoxique par dépôts tubulaires, capable de précipiter une IRA même sur rein sain à forte dose) et caramboxine, neurotoxine glutamatergique et inhibitrice GABA normalement éliminée par le rein [7].

Chez l’insuffisant rénal, un seul fruit ou un verre de jus suffisent à déclencher hoquet réfractaire, confusion, crises convulsives, état de mal et coma, avec une mortalité de 40 à 60 % dans les séries asiatiques [8]. À proscrire formellement dès le stade 3b de l’IRC, et chez tout patient dialysé. Même prudence pour la bilimbi (Averrhoa bilimbi), plante cousine présente en Asie du Sud-Est.

Curcuma à dose supplémentaire — l’autre nouveau venu

Le curcuma est aujourd’hui parmi les compléments les plus consommés. Il pose deux problèmes en IRC :

  • Oxalose secondaire : les rhizomes sont très riches en oxalates solubles (~1970 mg/100 g). Des cas de néphropathie oxalique sont rapportés avec des cures prolongées de 2 g/jour ou plus, parfois sur terrain favorisant (bypass gastrique, diarrhée chronique, antibiothérapie) [9].
  • Hépatotoxicité : le réseau américain DILIN a colligé plusieurs séries d’hépatite cholestatique sévère sur curcumine, parfois associée à la pipérine qui augmente l’absorption [10].

Usage culinaire : sans problème. Supplémentation chronique à dose pharmacologique : à déconseiller en IRC.

Plantes à utiliser avec prudence

Réglisse — pseudo-hyperaldostéronisme confirmé

L’acide glycyrrhizique inhibe la 11β-hydroxystéroïde déshydrogénase de type 2 et laisse le cortisol agir sur le récepteur minéralocorticoïde. Résultat : rétention sodée, hypokaliémie, hypertension artérielle, parfois rhabdomyolyse. Les seuils sont bas : ~100 mg/j d’acide glycyrrhizique pendant quelques semaines suffisent (équivalent ~50 g de réglisse). Concerne les pastilles, certaines boissons sans alcool, les tisanes ou les gélules « detox foie ». À éviter strictement si HTA ou IRC.

Plantes à effet diurétique et riches en potassium

Pissenlit, ortie, prêle, persil, queue de cerise : effet diurétique faible mais teneur potassique élevée. À doses culinaires raisonnables sans danger ; en tisane concentrée chronique chez un patient en IRC stade 4-5 ou dialysé, méfiance.

Plantes interférant avec l’hémostase

Ginkgo biloba, ail (extrait), ginseng, dong quai : effet antiagrégant ou anticoagulant additif. À prendre en compte avant biopsie rénale, pose de cathéter ou création de fistule artério-veineuse.

Plantes posant un problème spécifique chez le transplanté

Chez le transplanté rénal, la vigilance porte d’abord sur les interactions avec les inhibiteurs de la calcineurine (tacrolimus, ciclosporine), métabolisés par le CYP3A4/5.

Inducteurs du CYP3A4 — risque de rejet

Millepertuis (Hypericum perforatum) : induit massivement le CYP3A4 et la P-glycoprotéine. Diminution documentée de 50-60 % des taux de ciclosporine et de tacrolimus, avec plusieurs cas de rejet aigu rapportés [11]. L’EMA a émis une mise en garde formelle dès 2007. À proscrire absolument chez tout transplanté.

Inhibiteurs du CYP3A4 — risque de toxicité

Pamplemousse, pomelo, grenade, clémentine, gingembre concentré, curcuma concentré : inhibent le CYP3A4, augmentent les concentrations résiduelles de tacrolimus avec néphrotoxicité associée [12]. Le pamplemousse est l’inhibiteur le plus puissant et doit être strictement évité.

CBD (cannabidiol)

Inhibiteur du CYP3A4/5 désormais en vente libre : augmente les taux de tacrolimus d’un facteur 3 [13], confirmé en pharmacocinétique formelle en 2025 [14]. En Suisse, le CBD à <1 % de THC n’est pas un stupéfiant mais n’est pas autorisé comme denrée alimentaire ; il circule comme cosmétique ou « huile aromatique », seul l’Epidyolex® étant autorisé par Swissmedic en neuropédiatrie. À toujours signaler chez le transplanté.

Fleurs de Bach et mélanges « immunostimulants »

Composition incertaine (Bach, échinacée en cure prolongée, astragale, reishi, spiruline à forte dose, sureau). Au principe, un effet immunostimulant peut s’opposer à un immunosuppresseur. Données rares, principe de précaution.

Ce qui est raisonnablement sûr

Cuisine méditerranéenne, tisanes douces courantes (verveine, tilleul, menthe, mélisse, camomille, fenouil) en consommation modérée, épices à doses culinaires (curcuma, gingembre, paprika, cumin, coriandre) : pas d’inquiétude particulière chez la plupart des patients rénaux. Le contraste avec les supplémentations concentrées doit être bien expliqué au patient.

À rappeler également qu’une alimentation riche en fruits et légumes chez l’IRC stade 3 préserve mieux la fonction rénale que le bicarbonate oral en corrigeant l’acidose métabolique [15] — argument souvent oublié dans la conversation patient-soignant.

Contamination, qualité, traçabilité

Les compléments à base de plantes ne sont pas des médicaments. En Suisse, ils sont régulés comme compléments alimentaires par l’OSAV, sans les exigences de pureté, de stabilité et d’études cliniques imposées aux médicaments autorisés par Swissmedic. La contamination par métaux lourds reste documentée régulièrement dans les médicaments traditionnels asiatiques et ayurvédiques.

Conseil pratique : préférer les préparations enregistrées comme médicament autorisé (numéro Swissmedic), demander la composition exacte, éviter l’achat en ligne et les ramenés de voyage.

Questions revenues quinze ans dans les commentaires — réponses synthétiques

1. Puis-je continuer à cuisiner avec du gingembre, du curcuma, du paprika ?
Oui, sans réserve, à doses culinaires. La méfiance porte sur les gélules et extraits concentrés.

2. Existe-t-il des plantes recommandées pour soigner mon insuffisance rénale ?
Non. Aucune plante n’a démontré de bénéfice rénal dans des essais contrôlés. Ce qui marche pour ralentir l’IRC s’appelle bloqueur du système rénine-angiotensine, gliflozine, finerénone, GLP-1, et alimentation pauvre en sel et riche en végétaux.

3. Quelles tisanes sont permises en IRC ?
Verveine, tilleul, menthe, mélisse, camomille, fenouil, en consommation modérée : sans problème. À éviter : tisanes très concentrées de pissenlit, ortie ou prêle chez les stades avancés (charge en potassium), tisanes de réglisse, mélanges « detox » d’origine incertaine.

4. Je suis transplanté, que puis-je prendre ?
Règle simple : aucun complément ou phytothérapie sans en parler au néphrologue. Trois entités à proscrire absolument — millepertuis (rejet), pamplemousse (toxicité tacrolimus), acides aristolochiques (néphropathie). Plus récemment, CBD à toujours signaler.

5. Comment les plantes se contaminent-elles aux métaux lourds ?
Soit par les sols et engrais agricoles (accumulation passive), soit par ajout délibéré dans certaines préparations traditionnelles (médecine ayurvédique notamment, où certains métaux sont considérés comme thérapeutiques). Sans traçabilité, le risque est réel.

6. Existe-t-il un néphrologue compétent en phytothérapie ?
Rarement. La base HEDRINE (Université de Grenoble) reste la meilleure ressource francophone sur les interactions plantes-médicaments : https://hedrine.ulb.be.

Messages clés

  • Naturel ≠ sans danger : la majorité des plantes n’ont jamais été étudiées chez le patient rénal.
  • Différencier usage culinaire (sans problème) et supplémentation concentrée (risque réel).
  • À interdire formellement : aristoloche, carambole, levure de riz rouge — et millepertuis chez tout transplanté.
  • Chez le transplanté, ajouter pamplemousse, curcuma concentré et CBD à la liste de vigilance.
  • Recenser systématiquement la phytothérapie à chaque consultation néphrologique, comme on recense les médicaments.

Pour aller plus loin : le guideline KDIGO 2024 sur l’IRC et la base HEDRINE pour les interactions plantes-médicaments.

Annexe — Tableau récapitulatif des plantes et compléments

Synthèse alphabétique des plantes et compléments cités dans l’article de 2011 et dans la refonte 2026, avec leur indication présumée et la mise en garde principale pour le patient rénal ou transplanté.

Statut :

  • PROSCRIRE — risque sérieux documenté, à interdire formellement
  • ÉVITER — à ne pas utiliser en IRC avancée, en transplantation, ou en cure prolongée
  • PRUDENCE — usage occasionnel ou à dose culinaire acceptable, supplément concentré déconseillé
  • OK — pas d’inquiétude particulière en usage culinaire ou modéré
Plante / produitIndication présuméeMise en garde principaleStatut
Absinthe (Artemisia absinthium)Vermifuge, digestif, fébrifugeThuyone neurotoxique, convulsions à dose élevéeÉVITER
Acides aristolochiques (Aristolochia, Asarum)Amaigrissement, MTC, traditions balkaniquesNéphropathie tubulo-interstitielle, carcinome urothélial ; interdits en Suisse/UE depuis 2001PROSCRIRE
Ail (Allium sativum) — extrait concentréCardiovasculaire, immunitéAntiagrégant additifPRUDENCE
Aloès (Aloe vera/barbadensis) — sucLaxatif, cicatrisantHypokaliémie, pertes hydro-électrolytiques en cure prolongéeÉVITER (cure prolongée)
Artichaut (Cynara scolymus) — tisaneCholérétique, digestifEffet diurétique modéré, sans danger en tisane modéréeOK
Astragale (Astragalus membranaceus)Immunostimulant (MTC)Immunomodulation déconseillée chez le transplantéÉVITER (transplanté)
Baies de genévrier (Juniperus communis)Diurétique, digestifNéphrotoxicité des huiles essentielles à forte doseÉVITER (IRC)
Bilimbi (Averrhoa bilimbi)Fruit d’Asie du Sud-EstComme la carambole : oxalate + caramboxinePROSCRIRE (IRC)
Bourdaine (Frangula alnus)Laxatif anthraquinoniqueHypokaliémie en cure prolongée, mélanisme coliqueÉVITER (cure prolongée)
Busserole (Arctostaphylos uva-ursi)Antiseptique urinaireHydroquinone, hépatotoxicité à long termeÉVITER
Camomille (Matricaria chamomilla) — tisaneCalmant, digestifSans problème en consommation modéréeOK
Carambole (Averrhoa carambola)Fruit tropical, traditions hypoglycémiantesHoquet, convulsions, état de mal, coma ; mortalité 40-60 % en IRCPROSCRIRE (IRC ≥3b)
Cascara (Frangula purshiana)Laxatif anthraquinoniqueIdem bourdaineÉVITER (cure prolongée)
CBD (cannabidiol)Anxiété, sommeil, douleurInhibe CYP3A4/5 → ↑ tacrolimus ×3 ; en Suisse non autorisé en denrée alimentairePROSCRIRE (transplanté)
Cerfeuil (Anthriscus cerefolium)Diurétique léger, cuisineSans danger à dose culinaireOK
Chardon à glu (Atractylis gummifera)MTC, MaghrebHépato- et néphrotoxicité aiguë sévère, mortalité élevéePROSCRIRE
Cirier (Morella/Myrica cerifera)Astringent, antitussifTanins irritants ; données limitéesÉVITER
Cohosh bleu (Caulophyllum thalictroides)Tonique utérin, antispasmodiqueCardiotoxicité, interactionsÉVITER
Colchique d’automne (Colchicum autumnale)(source de la colchicine)Marge thérapeutique étroite, métabolisme CYP3A4 ; usage médical strictPROSCRIRE (auto-médication)
Curcuma (Curcuma longa) — culinaireCuisine, anti-inflammatoireSans problème à dose alimentaireOK
Curcuma — supplément concentréArticulations, cure anti-inflammatoireOxalose secondaire (~1970 mg/100 g d’oxalate), hépatotoxicité, inhibe CYP3A4ÉVITER (IRC, transplanté)
Desmodium (Desmodium adscendens)HépatoprotecteurDonnées rénales limitéesPRUDENCE
Échinacée (Echinacea spp.)ImmunostimulantImmunomodulation, cure prolongée déconseilléeÉVITER (transplanté)
Fenouil (Foeniculum vulgare) — tisaneDigestifSans problème en tisane modéréeOK
Fleurs de BachÉmotionnelComposition incertaine ; déconseillé en transplantationÉVITER (transplanté)
Fragon (Ruscus aculeatus)Insuffisance veineuseDonnées rénales rares ; usage cutané sûrPRUDENCE (oral)
Gingembre (Zingiber officinale) — culinaireCuisine, nauséesSans problème à dose alimentaireOK
Gingembre — supplément concentréCure anti-nausée, anti-inflammatoireInhibe CYP3A4, antiagrégant additifPRUDENCE (transplanté, anticoagulé)
Ginkgo bilobaMémoire, circulationEffet antiagrégant (saignement avant biopsie/FAV)PRUDENCE
Ginseng (Panax ginseng)Tonique, immunitéHTA, interactions warfarine et digoxineÉVITER (HTA, IRC)
Grenade (Punica granatum) — jusAntioxydantInhibe CYP3A4 (interactions tacrolimus à forte dose)PRUDENCE (transplanté)
Griffe de chat (Uncaria tomentosa)Anti-inflammatoire, arthroseEffet immunomodulateur ; données rénales limitéesÉVITER (transplanté)
Herbes chinoises non identifiées (Chuifong tuokuwan, Tung shueh, Vandelia cordifolia, etc.)MTCSubstitution d’espèces, contamination, médicaments occidentaux cachésPROSCRIRE
Huiles essentiellesAromathérapieApplication cutanée / inhalation : peu de risque ; ingestion à éviterPRUDENCE (ingestion)
Levure de riz rouge (Monascus purpureus)HypocholestérolémiantMonacoline K = lovastatine : rhabdomyolyse → IRA, citrinine néphrotoxique ; illicite en SuissePROSCRIRE
Luzerne (Medicago sativa)Reminéralisant, lupusApport potassique, photosensibilisation, anti-vitamine KPRUDENCE (IRC ≥4)
Marronnier d’Inde (Aesculus hippocastanum)Insuffisance veineuse, hémorroïdesExtraits non normés contiennent l’esculine néphrotoxique ; escine normée plus sûrePRUDENCE
Maté (Ilex paraguariensis)Stimulant, antioxydantCaféine, oxalates, hépatocarcinogène à long termePRUDENCE
Mélisse (Melissa officinalis) — tisaneCalmant, digestifSans problème en tisane modéréeOK
Menthe (Mentha piperita) — tisaneDigestifSans problème en tisane modéréeOK
Millepertuis (Hypericum perforatum)Dépression légèreInducteur CYP3A4 et P-gp → rejet sous ciclosporine/tacrolimusPROSCRIRE (transplanté)
Nigelle (Nigella sativa)« Habba sawda », hypotenseurEffet sur TA et glycémie ; données rénales raresPRUDENCE
Noni (Morinda citrifolia)Immunostimulant, anti-cancerRiche en potassium, hépatites rapportéesÉVITER (IRC, transplanté)
Ortie (Urtica dioica/urens) — tisane concentréeDiurétique, anti-rhumatismalApport potassique élevé, antiagrégantPRUDENCE (IRC ≥4)
Pamplemousse, pomelo (Citrus paradisi)FruitInhibe CYP3A4 → ↑ tacrolimus/ciclosporine (néphrotoxicité)PROSCRIRE (transplanté)
Paprika / piment (Capsicum annuum)Cuisine, douleur neuropathique (topique)Sans problème en cuisine ; capsaïcine topique sûreOK
Pervenche de Madagascar (Catharanthus roseus)(source vinblastine/vincristine)Médicament cytotoxique strict, jamais en auto-médicationPROSCRIRE (auto-médication)
Pissenlit (Taraxacum officinale)Diurétique, dépuratifApport potassique en tisane concentréePRUDENCE (IRC ≥4)
Prêle des champs (Equisetum arvense)Reminéralisant, diurétiqueSilice ; apport potassique ; thiaminasePRUDENCE (IRC ≥4)
PropolisAntimicrobien, immunitéAllergies possibles, pas d’interaction majeure documentéeOK (sauf allergie)
Racine d’ache (Apium graveolens)Diurétique, anti-rhumatismalApport potassique ; photosensibilisationPRUDENCE
Réglisse (Glycyrrhiza glabra)Digestif, gorge, énergétiquePseudo-hyperaldostéronisme : HTA, hypokaliémie dès 100 mg/j d’acide glycyrrhiziquePROSCRIRE (HTA, IRC)
Reishi (Ganoderma lucidum)Immunostimulant (MTC)Effet immunomodulateur, antiagrégantÉVITER (transplanté)
Rhubarbe (Rheum palmatum, rhaponticum) — racineLaxatif anthraquinoniqueIdem séné ; limbes de feuilles toxiques (oxalates)ÉVITER (cure prolongée)
Sassafras (Sassafras albidum)Tonique généralSafrole hépatocarcinogène, interdit en usage alimentairePROSCRIRE
Séné (Senna alexandrina)Laxatif anthraquinoniqueHypokaliémie en cure prolongée, mélanisme coliqueÉVITER (cure prolongée)
Spiruline (Arthrospira platensis)Tonique, ferApport potassique modéré, contamination métaux lourds possiblePRUDENCE (dose élevée)
Tilleul (Tilia spp.) — tisaneCalmant, digestifSans problème en tisane modéréeOK
Tussilage (Tussilago farfara)Anti-tussif, expectorantAlcaloïdes pyrrolizidiniques hépatotoxiquesPROSCRIRE
Verveine (Verbena officinalis) — tisaneCalmant, digestifSans problème en tisane modéréeOK

Bibliographie

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  2. Baudoux T, Jadot I, Declèves AE, et al. Experimental Aristolochic Acid Nephropathy: A Relevant Model to Study AKI-to-CKD Transition. Front Med. 2022;9:822870. DOI: 10.3389/fmed.2022.822870
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  7. Yasawardene P, Jayarajah U, De Zoysa I, Seneviratne SL. Mechanisms of star fruit (Averrhoa carambola) toxicity: A mini-review. Toxicon. 2020;187:198-202. DOI: 10.1016/j.toxicon.2020.09.010
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Cet article a été rédigé avec la complicité de Claude (Anthropic), qui m’a aidé à synthétiser la littérature et à mettre le texte en forme. La sélection des sources, les angles cliniques et la responsabilité éditoriale restent les miens.

67 réponses à « Suppléments à base de plantes et rein »

  1. LUC ANTOINE

    Bonsoir docteur, j’ai participé à une réunion dialyse, cette semaine. Une diététicienne nous a conseillé une alimentation limitée en sel, et de remplacer éventuellement l’assaisonnement par des épices, notamment le piment, le paprika et le gingembre, que de votre côté vous déconseillez dans la rubrique « suppléments à base de plantes et rein ». Doit-on prendre tout cela au pied de la lettre ou peut-on consommer de tout de manière raisonnable ? Merci par avance pour votre réponse. Luc

    1. Bonsoir Luc,
      Bonne question, et il n’y a pas de contradiction réelle entre les deux messages — c’est une question de dose et de forme.
      En assaisonnement culinaire (la pincée dans la sauce, le morceau de gingembre frais râpé, le paprika sur les légumes), ces épices sont parfaitement acceptables et constituent même une excellente alternative au sel. Aucun patient dialysé n’a jamais eu de problème rénal pour avoir relevé ses plats au paprika.
      Ce que la rubrique met en garde, ce sont les suppléments concentrés : gélules, extraits standardisés, tisanes très concentrées, cures de « plantes médicinales » à dose thérapeutique. À ces doses-là, certains principes actifs peuvent interagir avec les médicaments ou poser problème — ce qui est sans rapport avec un usage culinaire normal.
      Donc : suivez la diététicienne sans arrière-pensée pour la cuisine quotidienne. La règle simple est de se méfier de tout ce qui se vend en gélules ou en flacons à visée « santé ».
      Bien à vous

  2. Aubry

    Bonjour j ai un kyste a un rein de 9 cm qui est a priori benin. J ai un debut d hemorroides et je sais que le marron d inde est tres efficaces. J ai aussi des demangeaisons/ brulures au niveau de la vulve et par ailleurs j ai des remontés acides fréquentes pour lesquelles je vient de commencer des stiks a l aloe vera

    Que me conseillé vous?

    Merci beaucoup c est la cata

  3. Courteau

    Bonjour,
    Transplantée rénale depuis longtemps avec une greffe parfaite en terme biologique, je souffre d’une neuropathie depuis qqs années, dont la cause est non identifiée malgré de nombreuses investigations.
    L’ajout de gouttes d’huiles essentielles-Romarin à Cinéole et Cèdre de l’Atlas- aux massages des voutes plantaires/jambes sont elles possibles et efficaces? peau fragilisée par la Cortisone.
    Merci de votre réponse, MC.

    1. Bonjour,
      Je ne vois pas de contre-indication.
      Bien à vous.

  4. agurdane karim

    Bonsoir, s’il vous plait, est ce qu’il y à des plantes médicinales utilisable pour l’insuffisance rénal en général.
    et merci d’avance.

    1. Bonjour,
      Je parle dans cet article des plantes qu’il ne faut pas utiliser, les autres peuvent être utilisées. Je n’ai pas contre pas de compétence pour les prescrire.
      Bien à vous.

  5. sico

    Quand ont compare les médicaments à des placebos ,c,est facile à dire que se sera meilleur que (rien) mais il y a beaucoup de bénéfice $$$$ . Tout médicament qui affecte un autre organes ne doit pas être vendu,c,est un échec non un avancement !

  6. alice meyer

    Bonjour je ne comprends pas bien si ces listes de plantes concernent de la même façon malades en IRC ou malades IRC GREFFES ?

    1. Cher Alice,
      Pour les patients souffrant d’une insuffisance rénale chronique et qui bénéficie d’une greffe, il faut encore plus faire attention aux interactions médicamenteuses.
      Bien à vous

  7. eric

    Bonjour docteur , l utilisation du reishi (plante chinoise) qui est un immuno modulateur pour gerer un primo infection EBV sur un enfant atteind d un SNI qui est sous cellcept 250×2 ?
    y a t il un risque d interaction medicamenteuse?
    Actuellement je donne du nigelle , propolis, the vert,curcuma et acerola.

    1. Cher Eric,
      Non, mais j’espère qu’il ne reçoit pas que de la phytothérapie !
      Bien à vous

  8. philippe BRUNEAU

    pourriez vous lister les suppléments conseillés en cas d IRC

    1. Bonjour,
      Il n’y a pas de suppléments conseillés en cas d’insuffisance rénale chronique.
      Bien à vous.

  9. eric

    Bjr docteur , je voudrais savoir si une complementation en spiruline pause un probleme pour les personnes sous immuno supresseur suite a un syndrome nephrotique (2,5mg cotancyl 250 cellceptx2) J ai lu qu il etait contre indiquer car la spiruline intervien sur l immunité. Mais que c est une mesure de precaution et que aucun cas clinique a ete prouvè.
    Cordialement .

    1. Bonjour,
      Pas de problème avec la spiruline.
      Bien à vous.

      1. launay

        pourquoi tout se désaccord pour les plantes ,je voulais donner du desmodium ,mais cela ma été refusé par le pharmacien car mon époux souffre également d une insuffisance rénale chronique

      2. Bonjour,
        Je ne suis pas un spécialiste de la phytothérapie, alors je pense que votre pharmacien avait de bonnes raisons.
        Bien à vous

  10. Jean Helpert

    Cher docteur, j’ai fait 5 ans de dialyse et j’ai été greffé il y a un mois. D’habitude je prenais des vitamines (C et B) de la D3 (prescrite aussi par le néphrologue avec uvédose) mais je prenais de la D3 naturelle. Pour garder ma forme intellectuelle et une bonne circulation du Gingko Biloba. Comme vous l’aurez deviné, je suis un adepte des produits naturels. Du reste ils me réussissent très bien. Mais je faisais attention au potassium.
    Maintenant, je suis dans une différente équation. Le problème étant la compatibilité de ces compléments alimentaires et des anti rejets. A l’hôpital Il y avait deux internes en pharmacie dont le travail était d’expliquer le traitement. Elles ont aussi donné une liste des médicament à ne pas associer, j’ai la liste, c’est clair. Je leur ai demandé s’il y avait des produits naturels interdits. Et elles m’ont dit le pamplemousse et le milepertuis. Tout cela étant parfaitement connu. Puis je leur ai demandé pour les vitamines et le ginko biloba. Elles m’ont dit que c’était des compléments alimentaires et non des médicaments et que ça ne semblait pas poser un problème, et que le gingko biloba améliorait la circulation raisonablement.
    Cet avis semblait utile.
    Maintenant j’avais besoin de corroborer cela. La vérité c’est que ces compléments me font du bien et que je détesterais ne pas les prendre. Mais que faire avec un doute. D’un autre côté demander à mon néphrologue serait se ranger à son avis , qui risquerait d’être négatif, puisque on ne peut pas prendre de risque avec le greffon. Mais ce n’est pas une réponse satisfaisante, car elle ne découlerait pas d’un savoir mais d’une sorte de négation d’un champ qu’on ne connaît pas. Beaucoup de médecins ne connaissent pas réellement tout ce sujet des plantes.
    A priori il n’existe rien d’écrit et d’officiel à ce sujet.
    Voilà, si vous pouvez m’aider à m’éclairer, je ne cherche pas une autorisation mais je recueille des avis pour prendre ma propre décision.
    Merci d’avance pour votre réponse.

    1. Cher Jean,
      Je pense qu’il faut étudier chaque traitement naturel individuellement et voir s’il existe des contre-indications ou des interactions.
      Bien à vous

  11. eric

    Bonjour je voulais savoir si la prise de propolis et de certaines huile essentiel (ravintsara,tee trea,…) peuvent etre contre indique pour les personnes sous immuno sup (cellcept….)
    Car j ai le virus EBV et je souhaiterais prendre des plantes pour me soigner

    1. Cher Eric,
      Pas de contre-indication, à ma connaissance.
      Bien à vous

  12. Houdret

    Peut-on utiliser la plante vendue sous l’appelation griffe de chat eco wasi pour calmer des douleurs dans l’épaule liées à de l’arthrose en cas d’insuffisance rénale ? Merci.

    1. Bonjour,
      Cela dépend du degré d’insuffisance rénale !
      Bien à vous

  13. Bonjour docteur, Je suis depuis un mois sous TOLVAPTAN 45+15 mg car je réunis les conditions pour cela en raison de mon IRC.
    Les plantes utilisées à dose raisonnable en infusion, dans la cuisine sont t’elles à proscrire totalement ? J’aime la verveine en infusion, j’utilise le gingembre dans certains plats cuisinés ainsi que le curcuma, les orties en soupe en saison. J’ai banni la réglisse (hélas !) en raison de mon hypertension.
    De plus pourriez vous me répondre sur l’utilisation de l’huile essentielle de lavande VRAIE (je mets 2 gouttes sur un mouchoir près de l’oreiller) comme anti stress et contre l’insomnie ? Merci à vous

    1. Chère Denise,
      Je pense que vous pouvez continuer d’utiliser raisonnablement ces plantes.
      Bien à vous.

  14. Elias

    Bonjour Docteur. Merci beaucoup pour votre blogue très instructif !
    S’il vous plaît, pouvez-vous m’indiquer quelles tisanes sont recommandées ou disons permises pour une personne âgée de 75 ans et souffrant d’insuffisance rénale chronique.
    Merci d’avance.
    Bien à vous.

  15. Fra He

    Cher
    Monsieur

    Votre site est très intéressant,et malheureusement vous n’etes pas phytothérapeute, toutefois,votre savoir en tant que néphrologue,est très précieux !
    Merci à vous pour votre blog et bonne continuation !

    Bien cordialement.

    1. Merci pour votre gentil commentaire.
      Bien à vous

      1. Elias

        Bonjour Docteur. Merci pour votre blogue très intéressant.
        S’il vous plaît, pourriez vous me recommander des tisanes autorisées pour une personne de 75 ans souffrant d’insuffisance rénale chronique ?
        Merci infiniment.
        Bien à vous.

      2. Je n’ai pas de connaissance dans les tisanes. Pensez-vous à une tisane en particulier ?
        Bien à vous

  16. Bonsoir, les plantes sous forme de fleurs de bach sont-elles toxiques ou dangereuses pour un patient greffé rénal ?

    1. Bonjour,
      Si je comprend bien,les fleurs de Bach sont un mélange de fleurs dont on ne sait pas vraiment ce qu’il contient !
      Je ne le conseillerais pas pour un patient greffé rénal.
      Bien à vous

  17. marx

    Je viens de tomber sur une thèse en pharmaco sur les interactions plantes/médicaments en accès libre ici http://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-00858658/document

    « Ce travail de thèse a permis d’enrichir HEDRINE, base de données créée par Florence
    SOUARD, en s’intéressant aux interactions entre les plantes et les médicaments utilisés
    après des greffes hépatique et rénale surtout. »

    (Université de Grenoble)

  18. Vovitch

    Bonjour, pouvez-vous s’il vous plaît indiquer en quoi le ginseng est mauvais pour les reins ? D’autres sites disent que c’est bon pour le rein donc je suis un peu confus. Merci.

    1. Le ginseng peut faire augmenter la TA, ce qui est mauvais pour les reins.
      Bien à vous

  19. Nath

    Bonjour,
    Merci pour cet article très intéressant.
    Dans la littérature francophone on ne retrouve pas ces contre-indications, donc merci, c’est transféré à quelques phytothérapeutes.
    Belle journée

  20. eric

    bonjour http://odlg.org/1082/Astragale-Bienfaits-Avis-Dangers j ai lu quan chine ils soignaient les syndrome nephrotique avec cette plante (limite les risques des rechutes car elle evite les infections ORL) vous en pensez quoi ? j ai aussi lu quelle ne devait pas etre utilisée sous immunossupresseur ( Cellcept) merci

    1. Cher Eric,
      Le lien que vous donnez cite beaucoup d’études sans donner aucunes références ! Il est dès lors difficile de se faire une opinion.
      Bien à vous

  21. eric

    merci de votre reponse cette article est tres interessant

  22. eric

    HTTP:/docnum.univ-lorraine.fr/public/bupha_t_2012toparslan_cihan.pdf these sur le nigelle

    1. eric

      http://docnum.univ-lorraine.fr/public/BU…_T_2012_TOPARSLAN_CIHAN.pd . voila l autre ne fonctionnait pas

      1. Bonjour,
        Ce lien ne fonctionne toujours pas. Je ne connaissais pas le « cumin » comme traitement des maladies rénales…
        J’ai trouvé un article de 2009 qui en explique les bases (en anglais) et rien depuis http://www.sjkdt.org/article.asp?issn=1319-2442;year=2009;volume=20;issue=5;spage=741;epage=752;aulast=Ragheb
        Je pense que ce n’est pas déconseillé, mais ce n’est pas un traitement reconnu.
        Bien à vous

  23. eric

    bonsoir , pouvez vous me dire si la graine de nigelle serait deconseillée pour une complementations du traitement (cortancile). j ai pu lire que le nigelle (graine ou huile)pouvait soigner pas mal de maux et avait des proprietées sur le systeme immunitaire et anti inflamatoir.merci .Je suis aller voir un therapeute chinois qui ma dit que pour le syndrome en lui meme il ne pouvait rien faire . en revenche il ma conseillé des massages et des etirements sur des zone (pour renforcer le rein)et ma dit que l accuponcture pouvait etre efficace pour les effets secondaire de la cortisone . et il ma conseillé le nigelle. merci pour votre reponse et bravo pour votre blog qui nous renseigne et informe tres bien (un papa d un petit de 8 ans avec un SNI depuis bientot 1 ans)

  24. fatiha

    bonjour voici mes résultats pour mes kystes au rein petits kystes corticaux au niveau du pôle inférieure des deux reins y’a t il un remede svp

    1. Bonjour,
      Pas de remèdes pour faire disparaître les kystes. Je vous conseille toutefois de bien vous hydrater.
      Bien à vous.

  25. eric

    bonjour je cherche des plantes pour soulager ou soigner un syndrome nephotique idiopatique de l enfant.j ai entendu parler de la graine de nigelle.

    1. Bonjour,
      Je ne pense pas qu’il existe de plantes pour soigner un syndrome idiopathique de l’enfant.
      Bien à vous

  26. marx

    Bonsoir forum, est-ce que quelqu’un connaitrait un néphro qui maîtriserait aussi les plantes ? ou qu’il soit, France, Europe, ou ailleurs.
    merci beaucoup.

    1. En attendant, il ne faut pas hésiter pas à manger des fruits et des légumes ! Cela préserve la fonction rénale des patients avec une insuffisance rénale chronique de stade 3, comme le montre un article tout récent dans le Kidney International.

      Goraya N, Simoni J, Jo C-H, Wesson DE: Treatment of metabolic acidosis in patients with stage 3 chronic kidney disease with fruits and vegetables or oral bicarbonate reduces urine angiotensinogen and preserves glomerular filtration rate. Kidney International 2014, 86:1031–1038.
      http://www.nature.com/ki/journal/v86/n5/pdf/ki201483a.pdf

  27. marx

    Bonjour, et pour quelqu’un qui est greffé, je vois qu’il y a bien des plantes à éviter, mais existe-t-il des plantes qui seraient bonnes ? pour soulager par exemple des douleurs intestinales dues au traitement ? ou des douleurs aux jambes ?
    et sinon, quelqu’un connaitrait-il un docteur ou un professionnel qui connaisse les plantes et les traitements anti-rejet, et leurs compatibilités / incompatibilités ?

    merci
    CM

    1. Je ne suis pas un spécialiste en phytothérapie.
      Bien à vous

      1. marx

        pardonnez-moi mais je ne vous ai pas demandé si vous étiez phytothérapeute, en parcourant le site, j’ai bien compris que vous ne l’étiez pas. d’où ma question…

  28. Bonjour,

    Mon compagnon est atteint de microalbuminurie et il est traité avec Ramipril pour cela. Il souhaite se soigner par les plantes en parallèle et prend des tisanes d’artichaud et de racine d’ache. Est-ce qu’il y a des précautions à prendre d’après-vous? Avez-vous des conseils sur des solutions alternatives et efficaces? Merci d’avance pour votre aide

    1. Bonjour,
      Je n’ai aucune expertise dans la phytothérapie !
      Bien à vous

  29. brillaud

    Bonjour. Je suis insuffisante rénale au stade 3B. J,ai un traitement pour l’hypertension Kenzen 16 et Zestril 5. Est-il déconseillé e consommer du gel d’aloe Véra 2 cuillères à soupe avant chaque repas ?

  30. Maryem chadly

    jai voulu savoir :
    pour la nephropathy de Berger les fruits et ls vegetaux nocifs et a eviter

    1. Chère Maryem,
      Je ne connais pas de restrictions particulières à la malade de Berger concernant les fruits et végétaux. Il en est de même que pour les autres maladies.
      Bien à vous

  31. hemerson

    bonjour je suis consommateur de la pulp d aloé vera et connaitre davantage sachant que je soufre de mal de rein à bientôt

    1. Je n’ai malheureusement pas plus de précision à vous donner.
      Bien à vous

  32. ahmed

    Bonjour,

    Je voudrai savoir le mécaisme de nephrotoxicité du Chardon à glu

    Merci

    1. Cher Ahmed,

      Je ne connais pas le chardon à glu et vous livre un article que j’ai trouvé sur ce sujet (http://www.pathexo.fr/documents/articles-bull/T95-4-2395.pdf)

      Atractylis gummifera L.est une Astéracée connue sous le nom de chardon à glu ; les Arabes la dénomment Addâd (ou Leddâd), choûk el-eulk’ (chardon à glu à masticatoire). Le chardon à glu se rencontre en Afrique du Nord, en Asie mineure et dans le sud de l’Europe (Espagne, Portugal, Italie, Grèce), mais également en Corse pour la France. Au Maroc, la plante, disponible chez tous les herboristes, se retrouve fréquemment dans la nature à l’état sauvage, sauf dans les régions désertiques ou arides et l’Anti-Atlas.

      Pour l’atteinte rénale, elle semble être secondaire sous forme d’insuffisance rénale aigüe liée aux troubles digestifs (déshydratation), neurologiques, hématologiques et neurovégétatifs.

      Dans les cas plus graves, s’ajoutent des complications respiratoires, cardiovasculaires et hépato-rénales (8, 9, 12). Généralement apparaît alors un coma hépatique profond, la mort survenant le plus souvent au cours d’une crise tétaniforme.

      Merci de m’avoir fait découvrir cette plante que nous ne trouvons pas en Suisse.

      Bien à vous

  33. Bonjour,

    Pouvez-vous nous en dire plus sur cette information :

    ‘Les préparations de phytothérapies sont à risque de contamination (par des métaux lourds toxiques comme le plomb ou le mercure)’

    Comment cette contamination est possible ?

    Merci

    Cordialement.

    1. Cher Cristel,
      Les plantes peuvent se contaminer via les engrais, par exemple. Je ne suis pas un expert en la matière et vous laisse consulter ce lien qui semble digne de confiance (le sénat français, quand même!)

      (…) Les plantes, comme les invertébrés, réagissent de façon différente selon les variétés. Certaines sont peu ou pas tolérantes et meurent au contact des métaux lourds. D’autres ont des réactions de défense, et freinent l’absorption en sécrétant des acides qui vont augmenter le pH et par conséquent réduire la mobilité des éléments traces. D’autres enfin, sont tolérantes aux métaux, et même les accumulent, les concentrent. Ces plantes sont dites « hyperaccumulatrices » et métallophiles.

      http://www.senat.fr/rap/l00-261/l00-26188.html
      Il semble toutefois que ce ne soit pas le plomb ou le mercure qui soient accumulés dans ce cas de figure, mais d’autres métaux lourds. Mes références par rapport à cela sont le site http://kidney.org/atoz/content/herbalsupp.cfm et ils doivent penser à une autre façon de se contaminer.
      Bien à vous

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Je suis le Dr Vincent Bourquin, néphrologue blogueur.

Je partage depuis la Suisse des articles sur la néphrologie — étude des maladies des reins — à destination des professionnels de la santé, des patients et des curieux.

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