Approche diagnostique de l’hyponatrémie

Excellente revue de la Dre Vuagniaux dans la Revue Médicale Suisse sur « Approche diagnostique de l’hyponatrémie » avec des tableaux très complets (prise en charge, interprétation examens de laboratoire, algorithme, étiologie SIADH).

L’article revient sur la régulation de la natrémie et de l’osmolalité, quelques éléments de physiopathologie, une approche diagnostique, parle du SIADH et rapidement du traitement.

Pour reprendre le Dr Topf de Precious Bodily Fluids:

One of the hardest aspects of understanding sodium metabolism is internalizing the concept that disorders of water present as abnormal sodium levels, and disorders of sodium levels present as volume disregulation.

Ainsi le patient avec un SIADH et une natrémie à 118 mmol/l  a un problème pour excréter de l’eau et son sodium total est normal. Le problème d’un excès d’eau se présente par une concentration en sodium basse.

Un aspect important – après avoir fait le diagnostic – est d’évaluer l’état volémique du patient et de considérer que tout patient cliniquement euvolémique doit être considéré ayant une possible hypovolémie. Il est dès lors licite de commencer à remplir un patient chez qui on suspecte un SIADH (cf tableau 3, critères diagnostique du SIAD), mais on n’est pas sûr (avec du NaCl 0.9%). Si rien ne change, et l’on ne va pas aggraver la situation en fournissant autant d’eau que de sel, alors on peut mettre en place une restriction hydrique en toute tranquillité d’esprit.

Sur l’algorithme de prise en charge (Figure 1), je ne vois pas l’intérêt de la fraction excrétée du sodium (FENA+) qui n’apporte rien de plus que le sodium urinaire et complique le tableau. De même, on aurait pu simplifier certaine étape…

Pour le SIADH ou syndrome d’antidiurèse inadéquate, on devrait comme le mentionne l’article du NEJM « The Syndrome of Inappropriate Antidiuresis » ne plus parler de SIADH, mais de SIAD. Cela pose problème en médecine interne où cet acronyme est déjà utilisé (et souvent) pour « soins Impossible à domicile ».

Enfin de toutes ces étiologies d’hyponatrémie vraie, le SIADH est la plus fréquente avec ensuite l’hypovolémie.

L’approche diagnostique d’une hyponatrémie:

  1. anamnèse
  2. status (neurologique et volémique)
  3. laboratoire minimum avec sodium plasmatique et urinaire + osmolalité plasmatique et urinaire
  4. de la rigueur…

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Catégories : Néphrologie

Auteur :Dr Vincent Bourquin

Néphrologue blogueur

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