Un nouveau verbe en néphrologie

Avatar de Dr Vincent Bourquin
1 min de lecture Pour les soignants →

En effet, depuis le début de l’année, nous flozinons nos patients avec insuffisance rénale chronique.

Le verbe « floziner » vient de cette nouvelle classe de médicaments – dont vous avez forcément entendu parler – les gliflozines ou inhibiteurs SGLT2.

La vraie question est maintenant de savoir qui ne pas floziner ?

Les patients avec un débit de filtration glomérulaire inférieur à 20 ml/min/1.73 m2. A noter que si le patient a déjà été floziné et qu’il passe en dessous de cette valeur, le traitement peut être continué. Le traitement sera arrêté chez les patients en greffe ou en dialyse.

Les patients souffrant de diabète de type 1, d’une polykystose hépato-rénale (?), d’une vasculite à ANCA ou d’un lupus. Les patients transplantés rénaux (?) et pédiatriques.

Je ne flozine pas les patients avec insuffisance rénale chronique sans albuminurie.

Je ne flozine pas un patient qui n’a pas un traitement bloqueur du système rénine-angiotensine-aldostérone à bonne dose,

La dose néphroprotectrice est de 10 mg (dapagliflozine ou empagliflozine).

Source :
FICHE PRATIQUE SFNDT : Du bon usage des inhibiteurs des SGLT2 en néphrologie clinique


4 réponses à « Un nouveau verbe en néphrologie »

  1. Bonjour, Merci pour vos articles toujours éclairés. Je suis une patiente concernée.

    1. Bonjour,

      Merci beaucoup pour votre message, qui me touche. Savoir que ces billets sont utiles aux personnes directement concernées est la meilleure des motivations pour continuer à écrire.

      Bien à vous

  2. Bonjour docteur je trouve très intéressant vos publications et vos conseils car je diabétique de type 2 et j’ai l’insuffisance rénale chronique mais je ne fait pas de dialyse
    Je reste à votre écoute pour les conseils et autres
    Merci
    Je vous souhaite une Excellente journée

    1. Bonjour,
      Merci pour votre message, ça me touche.
      Pour la MRC sur diabète, l’essentiel tient en quelques piliers :
      • équilibre glycémique (HbA1c selon la cible fixée avec votre diabétologue) ;
      • tension artérielle < 130/80 ; • un IEC ou un sartan si albuminurie ou HTA ; • un iSGLT2 (gliflozine) si éligible — bénéfice rénal et cardiovasculaire majeur, à discuter avec votre médecin ; • alimentation raisonnable en sel et en protéines, hydratation simple ; • prudence avec les AINS (Voltarène®, Brufen®, etc.). Le suivi régulier de la créatinine et de l’albuminurie reste la meilleure boussole. N’hésitez pas si une question précise se présente. Bien à vous

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